Sacrée TEDxWomen, Antananarivo 2015 (#tedxtnr2015)

Une TEDx, c’est une conférence à but non lucratif destinée à répandre de bonnes idées. Le 7 mars dernier, j’ai, un tout petit peu, assisté au TEDx d’Antananarivo consacré aux femmes , une TEdxWomen, donc, et sous le thème « Motivation et Passion ».

Pourquoi un tout petit peu ? Le 7 mars était jour du Seigneur. L’on sait que le samedi c’est sabbat chrétien et moi, adventiste que je suis, je m’efforce d’observer ce jour. Observer, cela signifie que je dois me concentrer sur les choses spirituelles. Le matin, j’étais à l’église. A midi, quand je suis rentré, je suis tombé malade, une forte grippe, et je me suis assoupi. Vers 16 heures, je me suis réveillé en sursaut et en petite forme, mais j’ai décidé que même si sabbat n’était tout à fait fini, j’allais assister aux dernières heures de la TEDx.

J’ai pris ma petite 205 et en quelques minutes, je me suis présenté, sous la pluie, à l’hôtel Panorama. A l’intérieur, les intervenantes se relayaient pour prendre la parole pendant une dizaine de minutes. Les deux personnes que je connaissais n’étaient pas encore exprimées: Amintsoa, que j’ai rencontrée lors d’un Morning Talk à la Banque mondiale et Liliane, avec qui j’ai collaboré quelques semaines dans son journal en ligne ledaily.

Je me suis assis et j’ai pris quelques photos en écoutant les témoignages, les exhortations, les conseils de ces femmes sur scène.Toutes les interventions étaient motivantes et passionnantes. J’ai été particulièrement touché par le témoignage de Mbolatiana  qui a parlé de son combat pour les autistes. Je me suis senti interpellé, car j’ai un enfant hyperactif qui a été renvoyé de l’école et c’est l’un des plus « calmes » de la fratrie de 5. Eh oui, à Madagascar, c’est toujours difficile d’être différent.

Ce que j’ai ressenti, c’était que tout ce que j’entendais, tout ce que je voyais, était « sacré ». Je sentais que cette salle était, en quelque sorte, sanctifiée. Etait-ce la fièvre ou parce que je séchais l’église un sabbat après-midi? Je ne crois pas. Au contraire, je comprenais que tout ce qui se disait, là, pouvait changer le monde, en bien. Et c’est, paraît-il le but de toutes les religions, proposer un monde meilleur. Attention, même si les TEDx ont leurs adeptes, ce ne sont pas une sainte institution et elles n’ont pas la vocation de le devenir. Et pourtant, je les troquerais bien contre les cultes de certains charlatans et gourous qui promettent fortune, santé et bonheur dans des prêches hypnotiques. Pendant ce TEDx, j’ai compris que l’acte vaut bien mille paroles et il faut louer ces femmes qui ont agi et qui agissent chaque jour en se donnant en exemple afin que les manières, les mentalités, les jugements changent.

Après les interventions, il y a eu un cocktail où les gens présents pouvaient se congratuler de la bonne TED et on m’a demandé si j’allais, donc, bloguer dessus. J’ai répondu que je cherchais encore comment j’allais écrire mon article. Mais bon, j’ai été malade plusieurs jours après. J’ai repris le boulot en milieu de la semaine, encore dans les vapes. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je n’ai pas vraiment d’article sur TEDxWomen 2015, mais je promets que je vais partager des photos quand je pourrai, sur ma page Facebook.

Dans ces discussions, lors du cocktail, on s’était dit que, oui, c’était une bonne conférence mais que, de toute façon, l’intérêt ne se limite pas à l’évènement. Il faut créer une dynamique autour de ce qui a été dit et partagé. Que les bonnes paroles, dites pendant ce TEDxWomen, ne soient pas vaines! Donc, bravo à toute l’équipe TEDx.  Le pouvoir aux femmes! Et vivement les prochains TEDx Antananarivo.

 

8 Commentaires

  1. oui j’adhère « Il faut créer une dynamique autour de ce qui a été dit et partagé. »
    Qu’adviendra-t-il après la conférence? quels seront les aboutissants?
    c’est la question que je me suis posée avant même que je découvre pour la première fois ce qui se passe pendant l’évènement TedX

  2. J’adore ! Il me tardait de lire et d’écrire sur TedX !
    Mon article viendra sûrement en réponse au tien donc 🙂
    Toujours un plaisir de te lire sois dit en passant !

  3. Bonjour, je voulais réagir à votre article « Madagascar : la pestiférée du XXIe siècle » mais les commentaires étant suspendus, j’ai pensé réagir ici si possible. j’ai un ami malgache qui travaille au Cameroun. Par son très beau travail de photographe, j ai découvert un magnifique pays. Une autre Afrique en miniature. Dans ce combat contre l’insalubrité et la protection environnementale, il faut peut-être associer les populations et leur montrer le bien-fondé de cette démarche.

    1. Bonjour Elsa, oui, j’ai décidé de mettre une certaine « péremption » à mes articles. Ceci dit, tu as complètement raison que c’est à la population, avant tout de se sortir de son état d’insalubrité. Peux-tu partager le site de ton ami photographe?

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