Second tour des présidentielles MADAGASCAR : attention, aussi, aux chantages!

Pour le second tour des présidentielles, il y a beaucoup de techniques de propagandes. On peut essayer de séduire, de convaincre par diverses démonstrations, de dénigrer ses adversaires, mais parfois on utilise aussi la peur.
Cette technique est très ancienne et surement utilisé dès les premières civilisations. Elle est surtout utilisée en temps de guerre. En fait, on a toujours su qu’une personne ou qu’un peuple qui a peur peut décider et faire des choses inimaginables.

De quoi avoir peur

Il faut, cependant, rechercher le bon mobile pour faire peur aux gens. Ces derniers temps, c’est devenu assez facile d’en trouver à Madagascar.
La plus grande peur des malgaches restent le « rotaka » (émeutes) qui peut se manifester en simple bagarres jusqu’à de presque guerres civiles. Il faut dire que la pauvreté incite les gens innocents à profiter de ces « occasions » pour se livrer aux pillages jusqu’aux actes ciblés sur certaines personnalités ou communautés.
Vient ensuite la crise économique. Comme l’économie du pays est à grande majorité dépendante de l’aide extérieur, il suffit de brandir la menace d’un embargo ou d’une fermeture de robinets pour faire faire des cauchemars à tout le monde.
Enfin, tout autre motif assez réaliste comme : « Ce mec ne va pas se soucier de telles ou telles ethnies » ou bien « celui-là il va piller le trésor national s’il est élu », etc… »

INFO ou INTOX?

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Dans un forum avant le 1er tour :  « Si jamais ni Hery ni Edgard ne passe, le DJ va provoquer des troubles et la communauté indienne va lui financer les mercenaires, de source sur et de ce jour »

msg 2

Avant le 2nd tour : « Si c’est Hery qui perd, il acceptera mais Ravalomanana n’acceptera jamais si JLR (son poulain) ne gagne pas, ce sera la guéguerre »

 

Alors, info ou intox?  peu importe parce qu’en fin de compte le but est bien de faire peur aux gens.

Mais comment bien choisir?

Parfois, la fin justifie les moyens mais je m’inquiètes quand même que la peur puisse à grande échelle biaiser les résultats et qu’en fin de compte on ne règlera pas définitivement le problème quand la peur se changera en frustration.
Je dirai que dans un monde démocratique parfait, les candidats entreraient dans l’arène des élections avec des idées, des programmes et promesses, pas avec des menaces.
Alors, comment choisir? eh bien, selon beaucoup de critères qui ne dépendent que de chacun : les promesses des candidats pour les uns, leurs anciennes réalisations pour d’autres, leurs beauté et prestance, peut-être . Mais si on choisit parce qu’on a peur de quelque chose, on risque de faire un mauvais choix.
Je ne veux pas vous effrayer avec ça, mais tant qu’à voter, ne cédez pas aux chantages!