politique

Le problème de Madagascar n’est pas le HVM mais Chewbacca

Vous direz ce que vous voudrez sur le HVM à Madagascar. J’ai pour eux une défense en béton, une catenaccio et je vais vous prouver qu’il faut changer votre compréhension de ce que nous croyons vrai ou pas. Croyez-moi, vous serez un peu perdu mais à la fin, vous ne comprendrez plus grand chose sauf j’espère, l’essentiel.

A Madagascar, je vis dans une cocotte-minute

Antananarivo, Madagascar. Je me réveille. J’ai mal à la tête. Je n’ai pas bien dormi. Mais je me lève, je me prépare et je vais doucement prendre ma place dans le trafic.

Mais je vis dans une cocotte-minute posé sur un fatapera*. Je suis sous pression. Je suis presque cuit.

Ravalomanana et Rajaonarimampianina, un « je t’aime, moi non plus »?

C’est officiel, Ravalomanana et sa mouvance éponyme sont dans l’opposition. Mais je sais que le titre de cet article est incompréhensible. Alors, je vais m’efforcer de vous donner toutes les explications dans la mesure de mes possibilités.

L’échiquier politique à Madagascar, un imbroglio

On utilise l’échiquier politique pour représenter les positionnements et les confrontations entre les partis et groupements politiques d’un pays.

Dans les pays démocratiques, c’est divisé en deux camps principaux difficilement réconciliables : la gauche et la droite; un peu comme les blancs contre les noirs du jeu d’échecs. Après, il y a des nuances, qui vont de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par toutes les couleurs possibles : gauche modérée, verte, centre gauche, centre droit, droite modérée, etc. A vrai dire, il faudrait peut-être quelques années d’études pour comprendre toutes les différences entre social-démocrate et écologiste humaniste, droite libérale et nationaliste. En tout cas, chez eux, c’est clair : à gauche les gauchistes et à droite le reste.

Mais déjà dans certains États, on ne peut pas appliquer cette image. Dans les dictatures par exemple, leur jeu politique s’apparente plutôt à un boulier de Solitaire. Au États-Unis, au lieu de parler d’échiquier, on devrait plutôt parler de ping-pong, car le pouvoir s’alterne uniquement entre les républicains à droite et les démocrates à gauche.

Qu’en est-il de l’Afrique en général et de Madagascar en particulier?

Rajaonarimampianina et Robinson : colombes ou faux cons

Rajaonarimampianina et Robinson : colombes ou faux cons

En écoutant la radio, en lisant les journaux, ou en écoutant les gens parler, on sent que si on n’est pas complètement déroutés par les derniers évènements autour du nouveau président, bah! on se marre (on s’amuse)

Voir au-delà de l’apparence

Les Malgaches ont changé. Avant, ils avaient peur du président de la République. Il faut dire qu’avant les crimes de lèse-majesté étaient rapidement et durement punis. Mais depuis la transition, et aussi grâce à internet, et ça c’est une bonne chose, les gens osent critiquer et même se moquer du président. Mais je l’ai déjà dit ailleurs, dans les pays démocratiques le président se fait traiter tous les jours de tous les noms et a même une marionnette à son effigie. C’est la démocratie.

Donc,  Hery R. est président depuis quelques heures seulement et déjà il est un sujet de railleries. En parlant de son investiture, par exemple, on parle partout des tribunes à moitié vides (et non à moitié pleines), de la gestion protocolaire catastrophique, du discours largement copié sur Sarkozy et Obama et de la présence en star de son adversaire « perdant » Jean Louis R qui, dit-on, a été plus remarqué et plus apprécié que sa prestation.

Du vrai terrorisme à Madagascar

Du vrai terrorisme à Madagascar

Le 25/01/2014, pour la première fois, d’aussi loin que je m’en souvienne, un attentat à la bombe a fait de nombreuses victimes à Madagascar, dont des morts. Je dirais même que ce jour est un tournant dans l’histoire du « terrorisme » à Madagascar.

Avant

Avant, les soi-disant terroristes utilisaient des grenades défensives ou des bombes artisanales. Cela a commencé après le coup de force, coup d’état, « putsch » ou je ne sais pas comment l’appeler de 2009 par Andry Rajoelina et les militaires. Rajoelina a lui-même été, une ou plusieurs fois, la cible de l’un de ces « engins ».

Mais c’était un peu drôle parce que s’ils explosaient, ce qui était très rare, les bombes artisanales faisaient beaucoup de bruit et peu de dégâts. A un moment, je pensais même à de la mise en scène. Je me souviens que lorsque des journalistes évoquaient cette idée de mis en scène, les responsables de la sécurité s’offusquaient et disaient que c’est du sérieux. Quand même, à un moment, les « attentats » avaient un timing parfait pour permettre aux gens au pouvoir de ne pas faire de concessions face à l’opposition. Par exemple, une fois, ils devaient aller faire des négociations avec l’opposition et juste le jour d’avant, une bombe artisanale était découverte et suite à cela, ils étaient en colère et annulaient la réunion.