mort

Mandela

Mandela

Je vais (enfin) faire mon article hommage à Mandela. Vous vous souvenez de Mandela ? Bien sûr que oui !

Parler de Mandela, vingt jours après sa mort ce n’est pas comme parler d’un autre mort. En effet, la mort est triste. Les Malgaches, lorsqu’ils doivent parler d’un mort déjà enterré disent :  » mamoha fota-mandry  » c’est-à-dire remuer la boue qui dort. Mais Mandela est comme tous ces héros dont la mort n’est pas une fin et ne peut être assez triste pour éclipser tous ses exploits. Pour moi, le concernant, il ne faut pas laisser la boue dormir.

Accompagner un mort jusqu’au tombeau

Accompagner un mort jusqu’au tombeau

Me revoilà après quelques jours d’absence à cause d’un mort dans la famille. Dans un pays où les fomba (les us) tiennent un rôle fondamental dans la vie sociale et où, d’un autre côté le « modernisme », la mondialisation, le christianisme ou n’importe quel autre excuse valable tend à anéantir ou au mieux estomper la culture ancestrale, je fais partie de ces jeunes malgache qui ne connaissent pas bien ses propres coutumes. Pourtant l’expression « tsy mahalala fomba » (celui qui ne connait pas les fomba) est une véritable injure dans ce pays. Tous les grands évènements (enterrement, mariage, fiançailles, etc…) sont donc des occasions pour observer et apprendre les fomban-drazana (coutume des ancêtres). Je serai donc, un peu sommaire dans ma description des rites qui prévalent aujourd’hui dans le pays merina (ethnie peuplant Antananarivo et les régions environnantes).