Le stylet de mon téléphone m’a réconcilié avec le dessin

Le dessin a toujours fait partie de mon monde, mais de moins en moins depuis quelques années. C’est en visionnant des vidéos sur internet que l’envie de dessiner sur un téléphone m’est venue, et avec, l’envie de redessiner.

D’abord, je dois avouer que je suis atteint d’artisme aigüe. En matière d’art, je n’ai presque rien étudié mais tout essayé : la musique, la peinture, la photographie, un peu de sculpture, un peu de théâtre, un peu de tout. Depuis quelques temps, grâce au blogging, j’écris des petites histoires sur le net et dans ma communauté, j’écris aussi des scénettes bibliques et des comédies musicales évangéliques et on en fait de petits films. Et j’ai aussi toujours aimé la calligraphie et le dessin.

léopard

Léopard en gouache sur carton que j’ai dessiné dans ma jeunesse (image: layandri)

J’ai pourtant commencé ma vie avec un handicap qui touche la partie droite de mon corps et dont la partie la plus visible est une syndactylie corrigée de la main droite, la correction ayant consisté à amputer un doigt. Le problème c’est que, justement, je suis droitier.

Ma définition du handicap étant « une différence qui oblige une personne à travailler plus que les personnes dites normales pour réaliser son projet », je n’ai jamais renoncé à aucun de mes talents. J’ai, par exemple, toujours joué au foot malgré l’avis du kinésithérapeute qui me disait : « si tu joues au foot, tu peux te casser un os au moindre contact et tu peux même te luxer la hanche ou te briser le dos. » J’ai joué au foot. Je n’ai pas intégré une équipe et ne suis pas devenu un joueur professionnel, même s’il y a eu des périodes où avec des amis, on jouait pour de l’argent et d’autres où on faisait des tournois.

Revenons à (dessiner) nos moutons

Je me souviens qu’en primaire, on faisait des cours de dessins. J’étais nul. Et pourtant je m’appliquais. On nous avait donné un modèle et on n’avait qu’à copier. Je l’ai fait et j’avais reçu un 2/10. Plus tard, en sixième, avec des amis, on faisait des bandes dessinées. L’un d’eux dessinait de superbes personnages en 5 secondes et moi, je faisais ce que je pouvais, mais c’était pas beau. Je l’enviais un peu, mais surtout, c’était comme un professeur, car j’essayais de refaire tout ce qu’il faisait.

Je sentais que j’avais ce talent mais que je ne pouvais pas m’exprimer. Est-ce que c’est génétique ou culturel ? Je ne sais pas, mais on me disait que mon grand-père était aussi un bon dessinateur et j’ai vu mon oncle décorer ses murs avec des peintures de personnages de B.D. Surtout, même si je dessinais mal, j’aimais ça !

Et finalement, j’ai eu ma période dessinatrice entre les classes de seconde et terminale. Tous mes cahiers, paix à leurs âmes, étaient pleins de gribouillis plus ou moins géniaux. Je me souviens d’avoir copié des pochettes des Beatles ou de Michael Jackson pendant les heures de cours. J’ai aussi inventé une écriture à base de gothique et de germanique que j’ornais d’arabesques et de frises en tous genres. Pour expliquer aux plus jeunes, en ce temps-là, il n’y avait pas de réseaux sociaux, mais l’équivalent s’appelait « cahiers de souvenirs »,  où l’on écrivait à la main notre profil, nos données personnelles, nos citations et nos MP. On me passait volontiers ce genre de cahier pour que j’y mette une œuvre originale.

Est-ce que j’ai voulu en faire mon métier ?

J’ai voulu en faire mon métier. Quand je faisais ces gouaches sur carton, j’avais deux amis dessinateurs de talent. Ils avaient fait une B.D. tirée de la Bible et j’étais en quelque sorte le metteur en scène, leur indiquant pourquoi un tel arbre n’est pas réaliste ou comment devrait être un personnage au moment d’une scène. Et on pensait vraiment aller loin dans le projet et pourquoi pas publier. Mais cela ne s’est pas fait.

Je me souviens aussi dans un salon de l’informatique à Antananarivo, vers les années 1990. Il y avait un européen qui faisait la démonstration d’un ancêtre des logiciels de traitement d’image où il effaçait la dent jaune d’un modèle en faisant un copier-coller. Cela m’a beaucoup impressionné et, avant même d’avoir mon premier ordinateur, j’ai beaucoup dessiné sur tous les PC que je trouvais. C’est par nostalgie de ce temps-là que j’ai redessiné sur Paint pour illustrer des épisodes de l’histoire en ligne de ce blog « Vacances au soleil« , par exemple.

« Les ampoules, par milliers, qui jonchent les tunnels créent plus d’ombres que de lumières… » (image: layandri)

Mon téléphone m’a définitivement réconcilié avec le dessin

Définitivement, je ne suis pas un dessinateur. Je suis un chef de projet dans une banque de renom et si j’arrive à publier quelques articles de blog par mois, et que je continue mes autres activités artistiques (le groupe, la composition, etc.), je ne pourrais sûrement pas avoir le temps pour dessiner de manière professionnelle. Mais l’envie est toujours là.

J’ai vu des vidéos sur le web montrant des dessinateurs à l’œuvre sur de petits écrans de téléphone et j’ai compris que c’est la solution idéale pour moi. Mon téléphone est toujours dans ma poche et je peux l’utiliser quand je veux. Pas besoin de papier, de crayons ni de gommes, mais le résultat est quand même un dessin. J’ai donc troqué mon smartphone pour un modèle avec stylet et j’ai téléchargé des applications qui permettent de faire des dessins.

Je vais vous laisser avec quelques exemples de dessins, mais ma conclusion est simple : le smartphone est un outil formidable pour travailler, mais surtout pour s’amuser. Au prochain article, je vais vous raconter comment un selfie a sauvé la vie de mon fils.

J’ai dessiné une rose comme celle-ci en 1994 dans un cahier de souvenir… (image: layandri)

Certaines applications permettent de faire des symétries qui donnent des images très satisfaisants (image: layandri)

Faire des paysages sur un écran de 5 pouces est assez ardu (image: layandri)

 

Calquer des photos pour en faire des portraits est par contre assez simple. (image: layandri)

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