Vacances au Soleil -Partie 3

Car dans la ville de Joseph, la société est divisée en plusieurs classes. Et à chaque classe correspond son tunnel et des attributions.

Le maire est la personne la plus importante de la ville. Il habite le Centre en haut des 10 étages qui constitue le bâtiment principal. Autour de lui, comme une cour, il y a des conseillers, des délégués, des directeurs. Tous habitent le Centre dans des appartements de luxe, au-dessus de salles de fêtes et de divertissements, près des magasins et de la station d’essence. Dans les temps anciens, le Centre serait un quartier en entier. Un quartier de riche mais aussi un quartier industriel, bruyant et pollué.

Tous les matins, des milliers de travailleurs affluent vers le Centre pour travailler dans les usines de retraitement de l’air, de l’eau et toutes les usines de recyclage de papier, plastique, métaux et nourritures. Les autres sont des vendeurs de légumes et de fruits qui viennent de tunnels qu’on surnomme la campagne où l’on cultive des plantes sous des projecteurs. D’autres, encore, sont des scientifiques, des techniciens et des machinistes qui font marcher les usines, les machines qui traitent l’air, l’eau, les foreuses, les bétonneuses, et tout le reste.

D’autres travailleurs exercent dans les autres tunnels, ce sont les cultivateurs, les mineurs, les transporteurs, les enseignants, et si on ne peut pas tous les énumérer, il faut dire que tous ces travailleurs avaient la chance d’avoir un salaire. Le salaire était payé en pièces de certaines valeurs.

Les plus démunis sont comme Joseph et sa mère. Ils n’ont pas de source de revenus. Ils reçoivent à manger des dons du Centre sous la forme d’une pâte uniforme avec un goût fade qu’ils cuisinent selon ce qu’ils ont sous la main. Ils habitent un tunnel équipé du minimum. L’éducation est obligatoire et gratuite alors Joseph passe ses journées à l’école. Sa mère est occupée à la maison et dans les réunions de quartier pour trouver des solutions.

En effet, sous terre, les villes sont toutes indépendantes et chacune a son système politique. La ville souterraine de Joseph  s’appelle Fiadanana. C’est une ville forte, riche et bien organisée. Elle entretient de bonne relations diplomatique avec d’autres villes civilisées alentours et sait tenir les villes belliqueuses en respect. Fiadanana vit en autarcie presque totale. C’est grâce à une démocratie politique, militaire et scientifique.

Politiquement, les Fiadananois sont régis par un Président qui exécute et un Conseil d’élus issus des quartier qui fait la loi. C’est le même système aussi pour l’armée. Un quartier général se trouve au Centre et commande des détachements dans les quartiers qui assurent la surveillance, la sécurité, les premiers secours, les enquêtes criminelles et d’autres choses encore. C’est l’armée qui fait appliquer la loi dans des tribunaux de quartiers et le tribunal central et seuls les cas les plus graves passent devant le Conseil. Le Président possède un droit de Veto qui lui permet de trancher dans certains cas et aussi d’appliquer des amnisties et des grâces.

Mais c’est cette démocratie scientifique qui a toujours fait la force de Fiadanana. L’école est gratuite et obligatoire pendant au moins 20 années. Chaque habitant doit maîtriser en moyenne cinq matières scientifiques dont deux font partie de la liste des matières dites « indispensables à la survie » que le Conseil publie et met à jour tous les cinq ans. Et, à part les réunions obligatoires de quartier,  tous les habitants sont invités, fortement, à participer à des séminaires, des groupes de réflexions, des concours de projets. Ce système à permis à Fiadanana de devenir une ville à la pointe de la technique et de la technologie mais surtout, permet à ses quelques centaines de milliers d’habitants de survivre à tous les risques que représentent la vie souterraine. Car vivre sous terre n’est pas un choix mais un dernier recours pour cette génération.