Madagascar : On veut éradiquer une espèce entière de « vendeur »

La scène se passe à Madagascar dans le lieu qu’on appelle « petite forêt ». Les autorités tentent de chasser par centaines des individus de l’espèce dite « vendeur de rue ».

photo : étal d’un vendeur à la sauvette

Le « vendeur de rue » est un être pensant du règne animal,  de l’ordre des primates, de la famille des hominidae, du genre homo, de l’espèce homo sapiens mais un sous-type de « vendeur ». Il est présent partout à Madagascar mais est souvent considéré comme nuisible dans la capitale et plus particulièrement dans la « petite forêt » et aux alentours.

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Petite description

Le « vendeur de rue » ou « vendeur à la sauvette » fait surement partie des premières espèces de vendeur de l’île. On l’apparente aussi avec le vendeur « itinérant », qui est un migrateur, du fait que les deux fabriquent des nids provisoires. Mais on le considère moins noble que d’autres espèces sédentaires endémiques ou importées ainsi que certaines migratrices du fait que son nid est le plus rudimentaire et le moins orné par rapport à tous les autres vendeurs. Rappelons-le, les décorations du nid, chez le vendeur, lui sert à attirer les proies ou les espèces symbiotiques qui lui fournissent l’argent, qui le fait vivre, en contrepartie des ornementations.

Le « vendeur de rue » vit en groupes à la fois hétéroclites et homogènes. En effet, individuellement, ils sont tous uniques, ont des points communs mais la répartition de ces points communs dans l’ensemble est très chaotique. Chez les autres vendeurs, par exemple, il peut y avoir une tendance à se regrouper par type : les bouchers, les quincaillers, les merciers. Il peut aussi y avoir des solitaires comme le boulanger ou le pharmacien. Un regroupement de plusieurs types de vendeurs est même possible dans des lieux qu’on appelle « marché » ou « centre commercial ». Mais un vendeur de rue peut se comporter à la fois comme un tabac et une confiserie ou à la fois comme un boulanger et un publiphone. Pire, selon les saisons, il change de mœurs et s’adapte à toutes les conditions.

Origine

Les liens du vendeur de rue avec les autres types de vendeurs est déjà prouvé. En effet, s’il est un prédateur dans les rues d’Antananarivo, il est aussi une proie des autres vendeurs, notamment les espèces importés d’Asie qui lui prend une grande partie de son argent contre les quelques ornementations qui remplissent son nid. On soupçonne alors que beaucoup de vendeur de rue sont en fait des progénitures de vendeurs de type grossiste, chinois, indo-pakistanais. Mais, bizarrement, l’ADN du vendeur de rue montre que c’est peut-être un type d’homo sapiens vraiment différent qui s’est adapté. En effet, on a retrouvé des gènes de « ouvriers de zone franche », « salariés à mi-temps » et « étudiants sans diplôme ». De la même manière, des familles homo sapiens de types diverses fournissent régulièrement de jeunes spécimens de « vendeur de rue »; phénomène courant mais encore inexpliqué à ce jour.

Un vrai danger?

Le vendeur de rue fait peur du fait qu’il se multiplie très vite et s’adapte trop rapidement. A certaines périodes de l’année, ils sont tellement nombreux qu’ils paralysent toute la petite forêt. De plus, il échappe souvent au plus gros prédateur de l’île. Cet espèce de pieuvre vampire terrestre est pourtant réputé pour sa capacité à sucer tout l’argent des homo sapiens de tout le pays jusqu’à 1/5ème de ce qu’ils ont dans les veines.

Méthode

La méthode utilisée pour tenter de contrôler, voire supprimer la population de vendeur de rue est l’introduction d’une espèce prédatrice qui s’attaque seulement aux ornementations de son nid, le grobra. On ne sait pas si cette espèce effrayante n’est pas seulement des tentacules de la grande pieuvre. En fait, les deux espèces se ressemblent mais la parenté n’est pas établie.

Mais le vendeur de rue est coriace. Nous avons observés une attaque de grobra dernièrement. A l’instar de la mangouste, sentinelle du désert, certains vendeurs de rues font le guet et à la vue de grobra approchant à pied ou en voiture, l’un d’eux donne l’alerte avec un cri ressemblant à certains primates lémuriens ou chimpanzé. Cela fait comme « aaaaaooooouuuuuhhhhh » ou « ooooouuuuuuuhhhhh » ou « reny! reny! reny! reny!. D’un coup, tous les vendeurs de rue disparaissent, un peu comme les pigeons qui s’envolent quand on s’approche, ou les cafards dans certaines cuisines malgaches quand on allume la lumière. Et quand le danger s’éloigne, ils reviennent et redéploient leurs nids en un éclair rappelant un peu la mouche qu’on n’arrive jamais à chasser complètement.

Notre avis

Nous pensons que le vendeur de rue de la petite forêt n’est pas un type réel de vendeur mais une adaptation écologique de plusieurs autres types d’homo sapiens de l’île. Nous dirions que la proportion d’entre eux qui ont vraiment la vocation de l’être est très petite, la plupart étant des individus rejetés dans leur communauté, leur troupeau  d’origine. D’où, nous préconisons plutôt les solutions suivantes :

– réintroduction de vendeurs de rues dans leurs environnements d’origine tels que : écoles, entreprises, usines, etc.

– prise en charge des populations dont les individus se transforment facilement en vendeur de rue

– aménager de nouveaux marchés pour attirer et sédentariser des vendeurs de rue

Tout ceci nécessite de l’argent. Mais si vous avez bien suivi l’écosystème de l’argent dans cet article, vous comprendrez qui  a le plus d’intérêt à trouver et appliquer la solution. Le problème c’est juste la méthode qui est inefficace. On ne pourra pas toujours lui courir derrière, le chasser et lui faire peur.; le vendeur de rue n’est juste pas un animal.