Madagascar : 5 solutions inattendues pour remplacer les sacs plastiques

Depuis quelques temps, je pense à m’imposer des contraintes lors de l’écriture de mes articles. Pour celle-ci, il faut que je la publie en 15 minutes chrono. Excusez-moi si cela devient, comme le sujet, un peu tandrametaka

C’est quoi ce mot malgache qu’est le tandrametaka? Littéralement, cela signifie « pressé » dans le sens « fait à la va-vite », c’est à dire le contraire de « vite fait, bien fait ». Plutôt, c’est vite fait, mal fait. En effet, étymologiquement, je dirais que c’est le nom malgache pour la « mouche » française, le faux grain de beauté. En effet, « tandra » est le nom pour « grain de beauté » et « petaka » est le verbe pour « poser ». La mouche ressemble à un grain de beauté mais s’enlève d’un revers de main.

Mon collègue et amie mondoblogueuse Ariniaina a déjà bien explicité le pourquoi et comment de cette loi interdisant les sacs en plastiques à Madagascar. L’impression que son article me donne c’est que, finalement, les autorités malgaches n’avaient pas vraiment eu cette idée écologique et économique. Mais comme c’est inscrit dans des traités divers que l’on a signé, on est obligés de suivre. Est-ce pour cela que les mesures d’accompagnements n’existent pas? Rien que ce midi, j’ai trimballé des cahiers et autres fournitures neuves sous mon bras. Je dirais qu’à moins de 5 articles, ça va, mais au-delà, il faut une solution. Donc, j’ai aussi les 5 solutions à proposer pour remplacer le sac en plastique :

1- Les mains

L’être humain possède des mains préhensiles grâce à une pouce opposée. Ce qui permet de prendre et d’emmener des choses. Les sacs en plastique ont, tellement, été distribués, à gogo, qu’à la fin, les malgaches en recevaient ou en demandaient pour tout et n’importe quoi. Un beignet, même froid, de 100 ariary et un sac en plastique. A 2 mètres du vendeur, tu sors le beignet, tu le portes à ta bouche et tu jette le sac en plastique. N’importe quoi!

2- Les poches

Miracle! L’homme a inventé des sacs portables et peu encombrants pour mettre des trucs pas trop gros. Bien, il m’est déjà arrivé d’avoir 10 téléphones dans mes poches, je ne vous racontes pas. Mais c’est une bonne solution si la chose qu’on y met n’est pas salissant. Par exemple, si tu achète une nouvelle carte Usb, tu n’a pas besoin de mettre la clé dans sa pochette, la pochette dans un sac plastique et le sac plastique dans ta poche. Désormais, tu le mets direct dans ta poche, ça ira.

3- Le papier d’emballage

Oui, cela se fait depuis longtemps pour certains produits. Il y a les variantes comme le papier journal, les listings de certaines entreprises que l’on retrouve par magie chez la vendeuse de brèdes, et les cahiers d’écolier, etc. Certains vendeurs sont déjà experts pour les transformer en cornets, ou pour les enrouler autour de votre produit comme un papier cadeau.

4- Les sacs en papier

Je me souviens il y a longtemps, les sacs en papier recyclés et recyclables étaient nombreux à Madagascar. Bientôt, ils retrouveront une place de choix et les entreprises qui les fabriquent se feront de belles bénéfices. On peut même faire comme du plastique avec des sacs biodégradables à base de plantes. Je préfère encore le sac en papier qui pourrit plus vite.

5- Les sacs réutilisables

Les « harona » (paniers) en tout genre que l’on n’utilise plus parce qu’ils seraient encombrants. On sortait pour le marché les mains vides et on revenait avec plein de sacs en plastiques de dimensions différentes. Mais avec un panier en osier, il faut sortir avec et le trimballer sur la route vers le marché. Est-ce la mer à boire? Peut-être que certain(e)s veulent éviter les interjections « Mitondrà ny matavy e! » (Ramenez du gras). Mais non, je pense qu’en ces temps de crise, on devrait plutôt être fiers de pouvoir encore aller au marché. Mais, il faudra avoir des panier de différentes tailles si vous avez aussi honte de ramener chez vous un grand panier à moitié vide (ou rempli).

 

Voilà, 15 minutes, ou un peu plus car j’ai été un peu distrait. La prochaine fois, quand on voudra faire quelque chose, il faudra tout bien préparer.

 

2 Commentaires

  1. Moi de mon coté, je ne sais pas si je dis n’importe quoi mais,nous voulons courir mais en reculant!!!!
    que cela soit sac en plastique ou autres emballages en plastique,cela ne fait que polluer notre environnement et nos « tatatra » (canal d’évacuation d’eaux).
    Il y a les vendeurs de « café sy mofo », les boucheries,et autres qui n’arrêtent pas de se plaindre comme quoi il n’y a pas moyen de vendre sans emballage….en plastique.
    Comment ça????
    Quand je regarde les films américains à la télé, je constate que quand une personne fait ses courses, elle rentre chez elle et va dans la cuisine….Elle dépose un sac qui n’est pas en plastique mais en papier avec plein de truc dedans qu’elle vient d’acheter….
    Si on fait nos courses, on s’attend à porter plein de truc en rentrant, donc si on utilise des « harona » (panier) et les vendeurs nous donnent des petits sacs ou emballages en papier, il n’y a pas de souci….
    Nous avons tendance à dire, « non , on n’a pas l’habitude »…

    1. Tu as tout a fait raison Tina Rudy. Il faut savoir que dans les pays africains comme le Rwanda qui ont adopté des lois similaires, ce ne sont pas seulement les sacs qui ont été interdits mais tous les emballages en plastiques : des biscuits, des matériels informatiques, des graines, tout. Et si un importateur ne peut pas en commander sous un emballage en papier, il doit tout ré-emballer et donner le plastique récolté à l’État (vu à la télé).
      Et là où tu as raison, c’est que le peuple malgache, à chaque bonne décision du gouvernement, et Dieu sait s’il y en a beaucoup, trouve encore de quoi rouspéter…Il faut s’adapter, c’est tout.

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