Les 5 règles de la révolution Moramora

Aujourd’hui, je vais donner les 5 règles qui doivent régir la révolution dite Moramora que j’ai esquissée il y a quelques jours.

Appelez cela comme vous voulez : top 5, manifeste ou utopie. Mais avant cela, je vais exposer quelques arguments pour la mise en place de ce bouleversement.

 

Il faut juste se rendre compte que Madagascar a tout raté depuis ces deux derniers siècles. Mais ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur notre sort. Ce n’est pas le moment de réécrire l’histoire. Effectivement, lorsqu’on sera assez fier de nous, on pourra mettre en avant nos succès passés. On dira qu’on a vaincu la France dans notre première guerre contre une nation étrangère. On dira que les Malgaches n’ont jamais baissé les armes depuis le début de la colonisation (V.V.S.) jusqu’à la victoire du M.D.R.M.. On verra de bons côtés à toute l’histoire récente du pays. Mais aujourd’hui, c’est la « honte » qui remplit certains Malgaches. J’ai ajouté « certains » parce que des fiers, il en existe. Ils ont de la gueule aussi et ne permettent pas que l’on montre nos faiblesses aux autres. Mais fier de quoi?  Ce pays est assurément le plus pauvre du monde.

Dans un concours sur Facebook, on nous demande d’imaginer Madagascar dans 15 ans. Moi, je l’ai déjà fait. Pourtant, ce qui est le plus poignant c’est d’imaginer ce que serait Madagascar en 2015, si on a bien fait les choses. Et c’est facile à faire lorsqu’on se compare à d’autres pays comme l’île Maurice ou d’autres qui ont vécu des problèmes bien pires comme le Rwanda.

Aujourd’hui, si on n’avait pas fait toutes ces erreurs, on aurait pu faire le voyage Tana-Toamasina en 2 heures grâce à l’autoroute (au lieu de 6 à 8 heures). On aurait fait le trajet de la maison vers la station de taxi-brousse en tram ou en bus climatisé. Nous aurions des vacances, au moins une fois par an. Parce qu’on travaillerait, tous ou presque, dans des entreprises malgaches ou étrangères, dans le secteur primaire, secondaire ou tertiaire. Oui, je pense à des plantations, des mines, des usines, des médias internationaux, des banques internationales, des ports, des aéroports. Avec nos salaires, on habiterait dans des villas, des appartements, des H.L.M., mais pas des bidonvilles. Les maisons auraient l’eau courante et des latrines à moins de 20 m. Et on enverrait nos enfants dans des écoles aux normes strictes, mais cool à leurs yeux. Ils iraient là-bas le cœur en joie et en toute sécurité.

Et… que j’arrête de rêver. Ce n’est pas le rêve qui est mal, c’est de ne rien faire pour le réaliser. C’est pour cela que j’ai proposé une révolution qui serait adaptée aux Malgaches : la révolution Moramora. Mon top 5 d’aujourd’hui en sera les bases :

1- La situation sociale de tous les Malgaches doit être améliorée, constamment.

2- Les Malgaches sont responsables de l’amélioration de leur situation sociale. Ils doivent aspirer à vivre dans de meilleures conditions. Ils doivent faire des actions pour l’amélioration de leur situation. Les bénéficiaires des améliorations doivent être proportionnellement plus nombreux que les éventuels et inévitables lésés. Dans tous les cas, il faut l’acceptation du plan d’action par les parties concernées.

3- Chaque action entreprise afin d’améliorer la situation sociale des Malgaches doit être pensée dans la durée. Il faut que l’amélioration apportée dans le court terme ne devienne pas plus préjudiciable dans le moyen ou long terme. Il faut appliquer l’économie des moyens et rechercher l’efficacité.

4- Il faut sauvegarder toute avancée obtenue et repartir sur les bases des ces avancées à chaque fois.

5- Le citoyen malgache doit faire de sa priorité l’amélioration de sa situation sociale. L’homme politique, en tant que tel et en tant que malgache doit avoir le même but. Face à une contradiction avec la politique, le citoyen doit poursuivre ses actions dans le but d’améliorer la situation sociale des Malgaches. Il ne cherchera pas à changer la politique.

 

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